La Marche des Enfants

Paris le 8 juin 2014

Philippe Veysset, April & SAGReiss

April Reiss
                par SAGReiss
April Reiss
                par SAGReiss
April Reiss
                par SAGReiss
Patrick
                Guillot par SAGReiss

SAGReiss par April Reiss

Portrait par SAGReiss

April Reiss par SAGReiss

April Reiss par SAGReiss

Philippe Veysset par SAGReiss

Gerard Chauvel par SAGReiss

SAGReiss

Rose Reiss par SAGReiss
April & SAGReiss par Pierre Cunat Gerard Chauvel
                & SAGReiss SAGReiss par
                Pierre Cunat SAGReiss par
                Pierre Cunat
April Reiss
                & Philippe Veysset par SAGReiss Patrick
                Demoulin par SAGReiss Pierre
                Cunat & Patrick Guyot par SAGReiss Patrick
                Guyot & SAGReiss par Pierre Cunat
Patrick
                Guyot & SAGReiss par Pierre Cunat La
                Marche des Enfants par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss
April Reiss
                par Pierre Cunat La Marche
                des Enfants par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss
La Marche
                des Enfants par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss
Philippe
                Veysset par SAGReiss SAGReiss Place
                Vendôme par SAGReiss Philippe
                Veysset par SAGReiss
Olivier
                Gourson Patrick
                Demoulin par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss Didier
                Lamy, Laurent Vial & Marouan Kharchich par SAGReiss
April
                & SAGReiss April &
                SAGReiss April &
                SAGReiss par Pierre Cunat April &
                SAGReiss par Pierre Cunat
La Marche
                des Marâtres Stephanie Lamy par SAGReiss La Marche
                des Enfants par SAGReiss Paris sous
                la Pluie par SAGReiss


Le combat des pères divorcés pour voir leurs enfants

J’ai été bouleversé par l’amour et le languissement manifestés par les pères pour leurs enfants aliénés à la manifestation place de l’Opéra à Paris aujourd'hui. J’ai rencontré des pères qui sont séparés de leurs enfants et petits-enfants depuis 4, 10, et 20 ans. Un homme n’a pas vu ses enfants depuis 35 ans, et n’a jamais vu ses petits-enfants. Leurs histoires sont déchirantes à la fois pour eux et pour leurs enfants. Aujourd’hui, ils se sont réunis pour protester contre la situation et afin d’obtenir le soutien pour le changement. Dans cette situation, en fin de compte tout le monde souffre une grande et irréparable perte. J’espère que cela et les actions connexes finissent par aider à la réconciliation et au changement.

April Reiss, mère de Scott, grand-mère de Rose.

I was overwhelmed by the love and longing shown by the fathers for their alienated children in the demonstration at the place de l’Opera in Paris today. I met fathers who were separated from their children and grandchildren for 4, 10, and 20 years. One man has not seen his children for 35 years, and has never seen his grandchildren. Their stories are heartbreaking both for themselves and for their children. Today they came together to protest the situation and to gather support for change. In this situation ultimately everyone is suffering great and irredeemable loss. I hope this and related actions ultimately help to make reconciliation and change possible.

April Reiss, mother of Scott, grandmother of Rose.

De: SAGReiss

Date: 8 juin 2014

Objet: Re: Le Style de Primo Levi

"Excuse me, ladies, but could you please tell me how outrageously overpriced this place is?" "It's not that outrageously overpriced." J'ai battu mon record de l'annee derniere pour le whisky le plus cher de Parisss. Come on n'etait que trente-cinq (On va dire cinquante pour faire bien.) on n'avait pas le temps de s'arreter pour boire un coup le long de la route. Le cortege, avec six enfants  a la tete, etait trop court. Donc une fois investie la place Vedome, je suis alle boire un coup au premier troquet, un hotel. J'ai paye 22euros le whisky. Quant je suis revenu, j'ai d'abord traduit l'allocution eloquente de ma mere, puis je me suis approche d'un CRS: "Je voudrais porter plainte pour vol. Je viens de payer 22euros un whisky." Il a rigole. Il y avait une ambiance bon enfant a toute la Marche, et je suis tres heureux d'y avoir participe avec ma mere. Elle etait tres impressionnee par tous les peres & grands-peres, qui l'ont spontanement aborde, en francais ou en anglais, et l'ont embrassee pour la remercier de son action le 9 mars 2013, certains les larmes aux yeux.

De: SAGReiss

Date: 5 juin 2014

Objet: Le Style de Primo Levi

Ma mere est bien arrivee, merci d'avoir demande. On a deja commence a se bagarrer. Elle dort pour l'instant sur le banc d'un parc, et je suis a la Bibliotheque de Montrouge, ou habite notre hote parisien Olive. J'ai du violer quelques lois encore pour negocier un ordi sans payer un abonnement. J'ai bu quatre Ricards, et mange une oignon farci de thon, servi avec le quatrieme Ricard comme amuse-gueule. Dans le train hier j'ai lu l'appendice a Si c'est un Homme, que j'aurais traduit Si Ceci est un Homme, ou en anglais If this Be a Man. Il s'y trouve une tres interessatne discussion du style, et pratiquement tout la-dedans est paradoxal, contradictoire, ou manifestement faux. Mais d'abord le preface. La derniere phrase est sublime. Il semble inutile de dire que rien du recit n'est invente. Or tout du recit, tout de tous les recits, y compris celui-ci, est invente de toutes pieces, qu'il soit vrai ou une fiction. L'experience existe quelque part dans la memoire, mais les mots pour la raconter sont inventes, ou plutot leur choix & leur ordre est invente. Ensuite, car une dame m'a prete son temps limite sur l'ordi, la terrrible malediction du poeme qui figure en exergue: "Ou que votre maison s'ecroule / Que la maladie vous accable / Que vos enfants se detournent de vous." Je vous laisse mediter ces vers, car je n'en suis pas le destinataire. C'est vous. Mon ami Primo pretend qu'il ne serait jamais devenu ecrivain sans le camp. Il etait un mediocre eleve en italien et un mauvais eleve en histoire, selon lui, et il a fait ses etudes superieures en chimie. Il ne s'interesse nullement a la question du style. Soit. Seulement c'est faux. D'une part l'appendice contient deja une discussion des choix stylistiques deliberes qu'il a fait en ecrivant le livre (et qui me semble assez douteuse aussi) que rappelons-nous il a ecrit tres vite, etant donne (et je n'ai pas le livre devant moi, donc je travaille de memoire, comme j'aime) qu'il sort du camp a moitie mort en janvier 1945. Admettons au moins six mois pour guerir, trouver du boulot, et se marier. Il dit avoir ecrit le livre de 315 pages, qui est publie en 1947, apres plusieurs echecs a trouver un editeur, en 1946, probablement, d'apres cette chronologie, en six mois environ. Et il pretend que le livre etait deja ecrit dans sa tete, il faisait comme un dictee, car (et voila l'argument qui detruit son hypothese) pendant son emprisonnement au camp IL ECRIVAIT PUIS DETRUISAIT IMMEDIATEMENT DES PAGES DU LIVRE AU RISQUE DE SA VIE. D'apres la traduction, il dit qu'il en ressentait le besoin. Je n'aime pas ce mot-la dans le contexte du desire ou de l'habitude d'ecrire. Mais c'est impossible que ce desire ou cette habitude lui soit venu au hasard de l'incarceration en le si peu de temps (11 mois) qu'il a passe au camp, moins le temps d'adaptation, apres le premier choque, et encore moins que ce desire ou cette habitude soit devenu si intense qu'il y obeissait au risque de la mort. Moins de qurqnte-cinq minutes. Salut. Je rends son temps a la dame.

SAGReiss