Tribunaux de France

15 octobre 2014

SAGReiss

Bologne, Bordeaux, Caen, Colmar, Lille, Marseille, Nancy, Paris, Privas, Quimper, Rennes, Rome, Saint-Étienne, Saint-Omer, Thonon-les-Bains

France

82 en France

Bologne, Italie

4 à Bologne, Italie

Bordeaux

2 à Bordeaux

Caen

3 à Caen

Colmar

6 à Colmar

Lille

3 à Lille

Marseille

2 à Marseille

Nancy

6 à Nancy

Paris

16 à Paris

Privas

2 à Privas

Quimper

5 à Quimper

Rennes

11 à Rennes

Rome,
                  Italie

9 à Rome, Italie

Saint-Étienne

16 à Saint-Étienne

Saint-Omer

4 à Saint-Omer

Thonon-les-Bains

6 à Thonon-les-Bains

De: SAGReiss

Date: 19 octobre 2014

Objet: Re: Re: Tribunaux de France

Selon ta logique, Pierre, on n'a plus le droit de faire greve non plus, si l'on n'a pas le droit de manifester devant son lieu de travail.

L'ecole, un espace de liberte? Tu as deja ete a l'ecole? L'ecole moderne a ete concue pour desemparer l'enfant, lui priver de ses reves, le formatter pour fermer sa gueule & aller bosser.

Tropic of Capricorn (1938), et je precise que Henry Miller a ecrit des livres pornographiques sur la mere de ses enfants. Selon toi alors cet homme genial & erudit n'aurait jamais du les voir?

"The learning we received only tended to obscure our vision. From the day we went to school we learned nothing: on the contrary, we were made obtuse, we were wrapped in a fog of words and abstractions.

"With the sour rye the world was what it is essentially, a primitive world ruled by magic, a world in which fear played the most important role. The boy who could inspire the most fear was the leader and he was respected as long as he could maintain his power. There were other boys who were rebels, and they were admired, but they never became the leader. The majority were clay in the hands of the fearless ones: a few could be depended on, but the most not. The air was full of tension -- nothing could be predicted for the morrow. This loose, primitive nucleus of a society created sharp appetites, sharp emotions, sharp curiosity. Nothing was taken for granted: each day demanded a new test of power, a new sense of strength or of failure. And so, up until the age of nine or ten, we had a real taste of life -- we were on our own. That is, those of us who were fortunate enough not to have been spoiled by our parents, those of us who were free to roam the streets at night and to discover things with our own eyes.

"What I am thinking of, with a certain amount of regret and longing, is that this thoroughly restricted life of early boyhood seems like a limitless universe and the life which followed upon it, the life of the adult, a constantly diminishing realm. From the moment when one is put in school one is lost: one has the feeling of having a halter put around his neck. The taste goes out of the bread as it goes out of life. Getting the bread becomes more important than the eating of it. Everything is calculated and everything has a price upon it."

"L’éducation que nous avons reçue ne tendait qu’à obscurcir notre vision. Du jour où nous sommes allés à l’école, nous n’avons plus rien appris: au contraire, on nous a rendus obtus, on nous a enveloppés dans un brouillard de mots et d’abstractions.

"Avec le pain de seigle au levain le monde fut ce qu’il est essentiellement, un monde primitif régi par la magie, un monde où la peur joue un rôle primordial. Le garçon qui inspirait le plus peur fut le chef et il était respecté aussi longtemps qu’il parvint à se maintenir au pouvoir. D’autres garçons étaient rebelles, et ils étaient admirés, mais ils ne sont jamais devenus le chef de file. La masse n’était que pâte à modeler aux mains des intrépides: on pouvait compter sur quelques uns, mais pas sur la plupart. L’atmosphère était tendue – on ne pouvait rien prévoir pour le lendemain. Ce vague embryon primitif d’une société suscitait des appétits vifs, des émotions vives, une curiosité vive. Rien n’allait de soi: chaque jour exiga une nouvelle prouesse, un nouveau rapport de force ou un échec. Ainsi, jusqu’à l’âge de neuf ou de dix ans, nous avons vraiment goûté à la vie – nous étions livrés à nous-mêmes. C’est-à-dire, ceux d’entre nous qui ont eu la chance de ne pas être gâtés par nos parents, ceux d’entre nous qui étaient libres de courir les rues la nuit et de découvrir des choses avec nos propres yeux.

"Ce à quoi je pense, avec un certain regret et nostalgie, c’est que cette vie éphémère de l’enfance m’apparaît comme un univers sans limite et la vie qui l’a suivie, la vie d’adulte, un domaine qui se rétrécit sans cesse. Dès qu’il va à l’école, l’enfant est perdu: il a le sentiment qu’on passe un licol autour de son cou. Le pain perd son goût comme la vie perd le sien. Gagner son pain devient plus important que le manger. Tout est calculé et tout a un prix."

At 22:08 18/10/2014, BESSON Pierre wrote:

L école est un sanctuaire

c est le dernier espace de liberté qu on les enfants loin des conflits

manifester devant les écoles c est porter les conflits dans l école,  les intruser dans leur espace personnel, c est être irrespectueux de leur vie d enfant.

C est comme si on allait manifester devant votre travail, intruser devant votre employeur.

Si des prénoms sont affichés, c est stigmatiser les enfants, leurs mères et leurs familles.

De: SAGReiss

Date: 18 octobre 2014

Objet: Tribunaux de France

Friends,

Une certaine polemique surgit autour de cet evenement que je considere comme un grand succes:

http://www.sagreiss.org/15_octobre.htm

La page ne tient compte que des villes qui ont publie une photo que j'ai pu retrouver, et du nombre de personnes qui figurent sur la photo, plus un pour le photographe. En tout, entre 100 & 125 personnes ont manifeste dans 15 villes de France. Je trouve ca super, surtout pour une action lancee un peu a la derniere minute. Ca ne sert a rien de raler contre ceux qui sont restes chez eux. Ils viendront peut-etre une autre fois. Je participe a toutes les manifs ou je suis invite, autant que possible, sachant qu'une manif ne fera grand bruit qu'a partir de mille, voire dix mille participants, et nous en sommes tres loin. Il me semble plus efficace de faire des actions spectaculaires, mais je soutiens tous les efforts, judiciaires, legislatifs, politiques, manifestations declarees, actions illegales. Plusieurs actions internationales sont en cours d'organisation a court & a moyen terme. Sachant que je fais moi aussi l'objet de certaines polemiques, je ne reclame aucun soutien, mais j'apprecie ce que je recois. Je ne pense pas que notre petit nombre, notre desorganisation, nos incessantes querrelles du Cyd, nous condamnent a l'echec. J'aime le cote bordellique de notre mouvement. Je trouve ca sympa. Meme a une manif de cent cinquante personnes, qu'on arrivait encore a faire en 2013, je connais presque tout le monde, ce qui ne serait pas le cas dans une manif de mille. Ca nous rend aussi un peu plus insaisissables aux autorites, car nous sommes imprevisibles, et les rendons perplexes. Si je ne suis pas encore en taule pour outrage, c'est qu'ils ne savent pas quoi faire avec un con d'Americain qui les harcele par mail de facon bi-hebdomadaire. Je comprends parfaitement que les hommes politiques parmi nous, Jean Latizeau, Philippe Veysset, etc. doivent garder les main propres. Chacun son role. Ca ne me derange pas de jouer le role de guignol. Notre diversite peut etre une force aussi. 2013 a ete une annee euphorique, 2014 le recule inevitable. 2015 s'annonce plutot bien, a mon avis, avec l'internationalisation du mouvement, et j'espere ma liberte personnelle apres l'appel du 29 janvier. L'action de Hyde Park a Londres et le film argentin de Ginger sont le debut d'autre chose. La suite est en cours de preparation. Nous ne sommes pas un syndecat, ni un parti politique. Si l'on aurait pu se federer, cela se serait fait en mars 2013, lorsque nous l'avons essaye. Ca n'a pas marche. Soit. Alors continuons a lutter de notre facon un peu anarchique. En tout cas, comptez sur moi, meme si je ne peux pas compter sur chacun de vous.

Compaternellement.

Scott, pere de Rose

De: SAGReiss

Date: 4 octobre 2014

Objet: 15 octobre Declaration de Manifestation

Monsieur le Prefet Bernard Gonzalez, Monsieur le President Ghani Bouguerra, Madame le President Sylviane Meyer-David, Madame le President Sylvie Tempere, Madame le President Adeline Boudry, Juge d'Instruction, Madame le President Caroline Oudot-Denes, Juge aux Affaires Familiales, Monsieur le President Ralph Freyermuth, Juge aux Affaires Familiales, Monsieur le Procureur Dominique Senechal, Madame le Procureur Perrine Lannelongue, Madame le Procureur Patricia Rousson, Monsieur le Procureur Abdelkrim Grini, Madame le Depute Sabine Buis, Monsieur le Depute Pascal Terrasse, Madame le Vice-President du Conseil General Martine Finiels, Monsieur Jerome Ribeaucourt, Administrateur ad hoc de Rose,

Veuillez trouver ci-jointe ma declaration d'une manifestation devant le TGI de Privas mercredi le 15 octobre de 13h a 20h.

Vous etes naturellement tous mes invites personnels.

Merci de votre participation.

Scott Reiss, pere de Rose

Privas

Gustave Flaubert, l’Éducation Sentimentale (1869)

British Member of Parliament Jo Swinson via Twitter

British MP Jo
          Swinson

SAGReiss